L’échelle Rosenberg : un test qui permet d’évaluer l’estime de soi

L’échelle d’estime de soi de Rosenberg est parmi les plus connues et les plus utilisées. Bien que nous soyons confrontés à un instrument psychométrique né il y a plus de cinquante ans, il présente toujours une certaine simplicité, il n’est composé que de dix énoncés d’évaluation. Sa fiabilité et sa validité sont particulièrement intéressantes. Quand on parle d’estime de soi, ils savent tous comment la définir, certains plus ou moins. Il s’agit de l’idée que nous avons de nous-mêmes et de la façon dont nous nous valorisons. À ce stade, il est important de dire que cette dimension a des nuances différentes, des coups de pinceau plus marqués qui dessinent un canevas psychologique plein de tons, de formes et de perspectives individuelles. L’estime de soi est l’ensemble des pensées que nous formulons chaque jour envers nous-mêmes, mais aussi des perceptions de la façon dont les autres nous voient. On ne peut pas ne pas tenir compte, en outre, du poids de l’enfance, de la formation, de l’interaction avec les parents, les amis, les partenaires. Cette dimension est une révolutum totum qui englobe des concepts tels que l’identité, la conscience de soi, l’efficacité personnelle.

L’échelle d’estime de soi de Rosenberg

L’estime de soi est une construction psychologique subjective. Nous savons que ses ingrédients sont façonnés par chaque expérience et chaque évaluation que nous en faisons, y compris ce que nous disons de nous-mêmes, comment nous nous traitons, combien nous nous apprécions et comment nous nous valorisons dans presque tous les aspects de notre vie. Il est important de souligner un aspect : l’estime de soi est une dimension émotionnelle. Nous ne pouvons pas oublier que cette compétence, à un certain moment, peut fluctuer, en particulier dans la manière dont nous interprétons et traitons certains événements au cours de notre vie. Cela signifie que personne ne vient au monde avec une forte estime de soi et la préserve jusqu’à la fin de ses jours. L’estime de soi est comme un muscle : si on ne l’entraîne pas, il s’affaiblit parfois. En l’entraînant chaque jour, tout coule, tout pèse un peu moins et on se sent assez fort pour faire face à tout. Un bon point de départ pour savoir dans quel état se trouve ce “muscle psychologique” est l’échelle d’estime de soi de Rosenberg, l’outil le plus fiable à ce jour.

Quelle est l’histoire de ce test ?

Morris Rosenberg a mis au point cette échelle à partir de données obtenues auprès de 5 024 adolescents nés aux États-Unis. Son idée était de comprendre comment le contexte social d’origine est lié au concept d’estime de soi. Il savait que des aspects tels que l’éducation, l’environnement et la famille peuvent contribuer à cette construction psychologique ou l’influencer. Son idée était de mettre au point un test d’estime de soi pour évaluer l’état psychologique des adolescents de son pays. Cette étude suscitant un intérêt immédiat de la part de la communauté scientifique. Surtout parce que la balance a montré une grande fiabilité et parce qu’elle continue à être un outil précieux au fil des ans, et parmi les différentes populations du monde.

Application de l’échelle d’estime de soi de Rosenberg

L’une des caractéristiques de ce test psychologique qui mérite le plus d’attention est la simplicité d’application. Le test se compose de 10 énoncés, avec quatre options de réponse de style likert chacun, allant d’absolument agréable à absolument désagréable. Si nous nous demandons maintenant comment il est possible d’affirmer la validité de cet outil, composé de seulement dix questions, il est intéressant de souligner un détail. Un Dr a déclaré que pour évaluer l’estime de soi, il suffisait en réalité de poser une seule question, du genre “ai-je une bonne estime de moi ? Il a développé l’échelle d’auto-évaluation à un seul élément, démontrant que cette échelle d’évaluation basée sur une seule déclaration est aussi efficace que l’échelle de Rosenberg.

Test échelle d’estime de soi de Rosenberg

L’échelle d’estime de soi de Rosenberg, mis au point en 1965, est le test le plus utilisé pour mesurer le niveau global d’estime de soi. Sa validité est éprouvée et donne une lecture précise de l’estime de soi. Morris Rosenberg, décédé en 1992, est particulièrement connu pour ses travaux sur le concept de soi. L’estime de soi est définie comme le jugement ou l’évaluation que l’on fait de soi-même, de sa valeur personnelle. De plus en plus d’études montrent que l’estime de soi est au cœur de la performance des personnes, des équipes et des entreprises. Les bénéfices d’une bonne estime sont nombreux : une meilleure lucidité,  une stabilité émotionnelle, une meilleure résistance au stress et à l’échec, une plus grande capacité à se dépasser et gagner en assurance. À l’inverse une faible estime de soi conduit à une un haut degré d’auto-critique qui entraîne une insatisfaction de soi. Les individus souffrant d’une mauvaise estime de soi sont plus sensibles aux critiques, auront plus de difficultés à faire des choix par peur de se tromper. Ils pourront développer une nature plus pessimiste, devenir perfectionnistes ou ressentir une culpabilité excessive amenant à des ruminations sur les erreurs du passé.  Elle est, selon son modèle, une composante du concept de soi qui est l’ensemble des pensées et des sentiments de la personne par rapport à elle-même. Outre l’estime,  d’autres composantes du concept de soi sont le sentiment d’efficacité personnelle, aussi appelé auto-efficacité qui est la croyance concernant ses capacités à atteindre des buts, et les identités de soi. Une faible estime de soi peut être à l’origine du syndrome de l’imposteur, dans ce syndrome les individus ne se sentent pas légitimes dans leur statut actuel et ont des difficultés à s’approprier leur succès, ce qui peut contribuer à diminuer le bien être et peut être un frein au potentiel professionnel. En répondant à ce test, vous pourrez ainsi obtenir une évaluation de votre estime personnelle.

Calculez votre estime de soi avec l’échelle de Rosenberg

Vous estimez-vous ? Pensez-vous que vous êtes une personne qui a de la valeur ? L’estime de soi est une évaluation de soi par soi ; une estime de soi positive nous permettra de nous sentir bien dans notre peau et dans notre vie, alors qu’une estime de soi basse peut souvent générer des problèmes, voire des troubles dépressifs. L’estime de soi n’est pas quelque chose de fixe, elle se modifie sans cesse au cours de la vie et des épreuves ou événements heureux que nous traversons. S’estimer ne signifie pas être égocentrique et ne penser qu’à soi. Au contraire, l’estime de soi permet de considérer sa personne comme précieuse, valable et valide, comme quelqu’un qui mérite sa place et son bonheur dans le monde.

Mesurer son estime de soi

L’échelle de Rosenberg est un outil psychologique développé par Morris Rosenberg, professeur et docteur en sociologie ayant notamment travaillé sur l’estime de soi et l’auto-concept. Son échelle se base sur dix affirmations qui vont permettre de mieux comprendre comment un individu se valorise et la satisfaction qu’il a par rapport à lui-même.

  • Je sens que je suis une personne de valeur, au moins égale à n’importe qui d’autre
  • Je pense que je possède un certain nombre de belles qualités
  • En général, j’ai tendance à penser que je suis un raté
  • Je suis capable de faire les choses aussi bien que la majorité des gens
  • Je sens peu de raisons d’être fier de moi
  • J’ai une attitude positive vis-à-vis de moi-même
  • Dans l’ensemble, je suis satisfait de moi
  • J’aimerais avoir plus de respect pour moi-même
  • Parfois, je me sens vraiment inutile
  • Il m’arrive de penser que je suis un bon à rien.

Chaque question se répond sur une échelle de 1 à 4. 1 : “pas du tout d’accord”, 2 : “plutôt pas d’accord”, 3 : “plutôt d’accord”, 4 : “tout à fait d’accord”. Vous additionnez ensuite les points obtenus aux questions 1, 2, 4, 6 et 7 les questions positives. La cotation est inversée pour les questions dites négatives, 3, 5, 8, 9 et 10 : comptez 4 si vous choisissez le 1, 3 si vous choisissez le 2, 2 si vous choisissez le 3 et 4 si vous choisissez le un.

Le score obtenu est entre 10 et 40.

  • Si le score est inférieur à 25, l’estime de soi est très faible, et un travail est souhaitable pour la renforcer
  • Si le score est entre 25 et 30, l’estime de soi est faible, et pourrait bénéficier d’un travail avec un professionnel
  • Si le score est entre 31 et 34, l’estime de soi est dans la moyenne
  • Si le score est entre 35 et 39, l’estime de soi est forte
  • Si le score est supérieur à 39, l’estime de soi est très forte et la personne très affirmée.

À noter que les personnes ayant un score très élevé, et donc une estime de soi forte, ont tendance à être très indulgentes avec elles-mêmes.

À quoi sert cette échelle ?

Initialement destinée aux adolescents, cette échelle a été petit à petit modifiée pour correspondre aux adultes. Ainsi, on a pu grâce à elle évaluer de larges populations au sein de cultures différentes, permettant ainsi de mieux comprendre notre diversité. Il a notamment été découvert que les individus vivant dans des sociétés plutôt individualistes, comme les États-Unis, se sentaient compétentes mais peu satisfaites d’elles-mêmes, alors que des individus vivant dans des sociétés plutôt collectivistes, comme le Japon, se sentaient plus satisfaits au niveau personnel, mais avaient une plus faible sensation de compétence. Les travaux à grande échelle réalisés avec cet outil ont aussi permis de mettre en avant le fait que les personnes stables émotionnellement et extraverties avaient une plus grande estime de soi, alors que les personnes introverties avaient une plus faible estime de soi. Nous devons prendre soin de notre estime de soi, car elle est un pilier de notre équilibre, une base qui nous donne envie de nous lancer dans de nouveaux projets, de nous faire confiance et de sortir de notre zone de confort pour nous sentir plus à l’aise au quotidien. Si vous sentez que vous manquez d’estime de vous-même et que vous avez besoin de la travailler, n’hésitez pas à prendre contact avec un professionnel.